Je photographie les lieux comme on recueille des indices : une lumière, une ligne, une silhouette, une trace laissée par le temps. Mon regard se porte aussi bien vers la ville, la nuit et l’architecture que vers les grands espaces scandinaves ou canadiens, où j’explore le détail, l’atmosphère et les signes, parfois infimes, de la présence ou de l’absence humaine.
Ces images invitent moins à reconnaître qu’à regarder autrement. À ralentir, à suivre une tension, une lumière, une forme ou une trace, et à découvrir, dans le familier comme dans l’immensité, quelque chose d’un peu étrange, silencieux ou inattendu.